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CH Saint-Brieuc

Amputation du rectum

Une intervention "mutilante" qui ne permet la guérison qu' au prix d'un sacrifice de l'appareil sphinctérien.

Pour plus de précision, consultez la page "stomathérapie" au niveau des points forts.

Cette intervention est moins pratiquée du fait des possibilités de plus en plus grande de préserver le sphincter tout en offrant une qualité de résection suffisante sur le plan carcinologique.

Prise en charge du patient

Principes de l'intervention

Cette intervention comporte une colostomie définitive. C'est à dire la réalisation d'un anus artificiel.

Le patient peut bénéficier des conseils et des explications d'une stomathérapeute (Infirmière spécialisée dans les stomies) avant que ne soit faite l'intervention.

Cette consultation a aussi pour but de définir l'endroit sur l'abdomen où la colostomie sera la plus facile à gérer par le patient. Ce geste est appellé "marquage préopératoire" de la colostomie .

La technique chirurgicale comporte deux temps.

  1. Le temps "haut" consiste à mobiliser le colon et le rectum puis à sectionner le colon et à faire une colostomie à gauche.
  2. Le temps "bas" consiste à faire l'ablation du sphincter et du bas rectum et a fermer le périné.

Comme les autres interventions concernant le rectum, l'amputation abdomino-périnéale peut être faite en coelioscopie.

La Veille de l'intervention

Un régime sans résidu est souvent préconisé une semaine avant l'opération et une préparation colique (purge) est préscrite la veille. Le patient rentre à l'hopital le jour qui précede l'intervention. La préparation de l'opéré inclue une douche le soir et le matin de l'opération. Une tonte est réalisée au niveau abdominal et parfois au niveau du périné.

Le jour "J"

L'opération dure en général de 2 à 4 heures en fonction des conditions locales. A son revéil, le patient est perfusé. il a une sonde gastrique introduite par le nez qui permet d'éviter les vomissements. Il a une sonde vésicale qui assure la vidange de sa vessie. Au niveau abdominal, des redons (tuyaux de plastique) permettent d'extérioriser les liquides contenus dans la cavité abdominal.

Après l'opération

Le lendemain et les premiers jours sont parfois difficiles en raison de l'inconfort dû aux morphiniques et à l'absence d'alimentation.

  • A J+3 les plaies sont laissées à l'air.
  • Dès la reprise du transit, en général vers le 5ème ou 6ème jour postopératoire, la sonde gastrique peut être retiré et l'alimentation liquide reprise.Un repas plus consistant est servi le lendemain (jambon, purée). C'est à ce moment que les perfusions sont otées après avis de l'anesthésiste.
  • L'éducation de la prise en charge de la stomie par le patient peut débuter en collaboration avec les infirmières et la stomathérapeute.
  • La sonde vésicale est otée une semaine aprés l'opération. Un suivi diététique et nutritionnel permet d'accélérer la récupération et la cicatrisation des plaies.
  • Au 8ème jour postopératoire, les redons sont retirés et, si la cicatrisation est en bonne voie, les agrafes de la paroi ou des orifices de trocarts aussi.

Pour ce qui concerne le périné, la cicatrisation définitive est en général plus longue surtout en raison de la radiothérapie préopératoire. Les fils, à ce niveau, sont retirés vers J+15.

Sortie du patient

L'hospitalisation dure au minimum deux semaines et le patient, si il est en activité, est arrété deux mois. Une consultation de contrôle avec le chirurgien référent est programmée lors de la sortie entre 4 et 6 semaines après l'acte chirurgicale.

Suivi multidisciplinaire

Enfin, en fonction du résultat de l'examen anathomopathologique (traduisant l'aggressivité du cancer), un traitement complémentaire est décidé ou non lors d'une réunion de concertation multidisciplinaire en présence de différents spécialistes (chirurgien, radiothérapeute, chimiothérapeute, oncologue, gastroenterologue)

Incidents et complications

Les risques inhérents à cette intervention sont majorés par la radiothérapie préopératoire et les interventions antérieures.

  • hémorragie (plaie vasculaire)

  • perforation d'un organe creux (vagin, intestin grêle)

  • lésion urologique (plaie de l'urétre)

  • lésion nerveuse (risque d'impuissance, d'éjaculation rétrograde par lésion des plexus hypogastriques)

  • retard ou absence de cicatrisation du périné (favorisé par la radiothérapie pré-opératoire)

Ces complications sont responsables d'une hospitalisation qui peut se prolonger plusieurs semaines. L'état nutritionnel pré-opératoire est primordial pour diminuer l'incidence de survenue de ces problèmes post opératoires.

 

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