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Cholecystectomie

L'intervention consiste à enlever la vésicule biliaire. Deux situations sont possibles en ce qui concerne les modalités d'hospitalisation. Si l'inflammation de la vésicule n'est pas trop importante, l'intervention est possible en ambulatoire. Dans ce cas le patient est opéré le matin et peut rentrer chez lui le soir. Si la "vésicule est plus malade" la prise en charge chirurgicale sera plus conventionnelle (de 4 à 6 jours d'hospitalisation).

EN CAS DE COLIQUE HEPATIQUE

La vésicule biliaire est peu inflammatoire (d'aspect quasi normal) et pourra facilement être enlevée au cours d'une hospitalisation d'une journée.

Modalité de prise en charge ambulatoire

Le patient est hospitalisé tôt le matin dans le service de chirurgie ambulatoire. Il aura auparavant vu en consultation l'anesthésiste et réalisé une douche la veille et le matin de l'intervention (Hibiscrub). (Pour plus de détails vous pouvez vous reporter au chapitre chirurgie ambulatoire au niveau des points forts)

Aspects techniques de l'intervention

L'intervention dure en général moins d'une heure par voie coelioscopique. le chirurgien utilise quatre trocarts (4 petits trous). Deux trocarts servent à l'aide (caméra et une pince dite d'exposition) et le chirurgien opère avec les deux autres trocarts. Parfois, en cas de gros calcul (>2 cm), un des orifices est agrandi et sert à extraire la vésicule biliaire. Dans ce cas les douleurs au niveau de cet orifice peuvent être plus importantes. Le plus souvent, un produit anesthésique local est injecté dans les sites de trocart pour diminuer la douleur.

Dans certains cas une technique "single access " est utilisée. Le chirurgien ne fait alors qu'un "petit trou" dans l'ombilic oû sont passé tous les instruments de coelioscopie. Cette technique nouvelle ne peut être réalisée à chaque fois. Parlez s'en avec votre chirurgien avant l'intervention.

Après l'opération

Dès son réveil, le patient est reconduit dans son lit dans le service de chirurgie ambulatoire. L'infirmière lui propose alors un peu d'eau et des calmants lui sont administrés par les perfusions qui est laissée en place 2 à 3 heures. Le midi, le patient doit pouvoir manger un repas léger. L'infirmière est attentive à la tolérance alimentaire du patient, à l'intensité de sa douleur et à sa capacité à retrouver une autonomie satisfaisante (reprise des mictions et du transit, déplacements dans la chambre,aspect des plaies...).

Après quelques heures de récupération

En début d'après midi la perfusion est ôtée et les antalgiques (anti-douleurs) sont pris par la bouche. L'équipe soignante et l'anesthésiste s'assurent alors que la douleur ne réapparaît pas et que le confort abdominal du patient reste correct. La sortie du patient peut être envisagée. L'infirmière prépare les papiers nécessaires (arrêt de travail, ordonnance, rendez vous de consultation de contrôle à un mois).

Sortie de l'hôpital

La sortie ne serra décidée qu'après une visite à la fois du chirurgien et de l'anesthésiste. En pratique, le patient quitte le service entre 16 h et 18 h, accompagné d'un membre de sa famille. Le repas du soir doit être léger. Il s'agit en général d'une soupe et d'un laitage.

Les jours suivants

Il est rare que le patient ai de l'appétit le soir même de l'intervention, en revanche le lendemain matin le petit déjeuner peut être assez consistant (café, biscottes). Les plaies ne requièrent aucun soin du fait de leur mode de fermeture. La technique utilisée dans notre service associe un surjet intradermique (fil à l'intérieur) et de la colle biologique. Le patient a la possibilité de prendre une douche dès le lendemain de l'intervention. L'arrêt de travail est de 15 jours sauf pour les travailleurs de force ou il est de 1 mois.

 

EN CAS DE CHOLECYSTITE AIGUE

La vésicule est Inflammatoire et l'intervention va nécessiter plusieurs jours d'hospitalisation.

Une situation chirurgicale différente

Techniquement, l'intervention est plus difficile pour le chirurgien. Elle peut néanmoins être réalisée en coelioscopie mais les possibilités de conversion en chirurgie classique (avec une cicatrice sous costale droite) sont plus importantes. Il y a plus de perte sanguine et la zone de la vésicule doit souvent être "lavée" pour évacuer les épanchements liquidiens (sang, bile, pu).

Des suites opératoires moins confortables

En raison de l'inflammation et des difficultés opératoires, le chirurgien placent volontiers une lame (tube de plastique) à proximité de l'endroit où il a retiré la vésicule. Ce dispositif est laissé en place deux à trois jours puis est retiré progressivement.

Un traitement médical plus lourd

Sur le plan médical une antibiothérapie est administrée en intraveineux pendant 48 h puis le traitement antibiotique est poursuivi par la bouche pendant 5 jours. L'hospitalisation dure 5 à 7 jours. Si la fermeture des plaies est assurée par des agrafes, une infirmière peut venir à domicile pour réaliser leur ablation. Ce geste, comme la mobilisation et l'ablation de la lame multitubulée, est indolore. Dans certains cas, une prise de sang de contrôle peut s'avérer nécessaire pour s'assurer de l'absence de complication.

Récupération postopératoire

L'arrêt de travail est plus long en cas de cholécystite. Il est de l'ordre de un mois. Un contrôle biologique par une prise de sang est souvent demandé par le chirurgien à un mois de l'intervention.

Incidents et complications

Le plus souvent les suites opératoires de cette intervention sont simples. Le transit est parfois accéléré sous forme de diarrhée du fait de la disparition de la vésicule ce qui diminue la capacité de stockage de la bile au niveau du foie. Pendant quelques semaines la bile s'écoule en continue et irrite légèrement le colon. Le cholédoque se dilate progressivement pour finalement pallier à l'absence de vésicule. On peut aussi avoir une digestion un peu plus difficile pendant cette période pour les mêmes raisons.

Les complications plus graves sont rares après ablation de la vésicule "à froid", c'est à dire en chirurgie programmée en revanche si le patient est opéré tardivement, après de nombreuses crises, l'intervention est plus difficile et comporte plus de risque, le principal étant la plaie des voies biliaires.

Détails des complications possibles (elles surviennent rarement):  

Per-opératoire

  • hémorragie
  • plaie de la voie biliaire principale
  • plaie duodénale

Post opératoire précoce

  • pancréatite aiguë
  • biliôme par fuite biliaire
  • abcès résiduel sous hépatique
  • hématome de paroi

Post opératoire tardif

  • Sténose de la voie biliaire principale
  • angiocholite sur calcul résiduel

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