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Une cure de hernie inguinale sous coelioscopie en ambulatoire

Histoire d'un patient de 50 ans opéré d'une hernie inguinale après sa sortie du service de "chirurgie ambulatoire"

Le soir de l'intervention

Sorti ce vendredi vers 18h00, je suis arrivé à la maison juste à temps pour voir De Villepin “balancer” sur Canal+. J'ai scrupuleusement préparé mes médicaments et pris un repas normal, sans vouloir compenser l'absence de petit déjeuner ni la légèreté du déjeuner. D'habitude je ne me couche pas avant minuit. Ce soir ce sera 21h30. J'y vais !

La première nuit

J'ai assez bien dormi, bien que un peu perturbé. Mon sommeil est perturbé par mon épaule gauche dont la clavicule se répare progressivement depuis mon accident de moto de décembre. Par ailleurs, comme j'ai une forte propension à expulser des ronflements trop sonores lorsque je suis allongé sur le dos et que le coude gentil mais expressif de ma femme me propose de les taire, je n'avais pas d'autres choix que de dormir du coté droit, justement du coté de la hernie traitée hier. Mon rythme de sommeil habituel quotidien c'est minuit/6 heures. Couché hier à 22 heures, je me suis naturellement levé avant 5 heures : c'est mathématique. Je ferai une sieste cet après midi. Je ne ressens aucune douleur. Tout juste une gène sur un point situé assez précisément à mi chemin entre le nombril et l'aine.

Première journée

La première journée s'est passée au calme soutenue par le Bi-Profénid et l'Efferalgan. La gène ressentie ce matin s'est maintenue toute la journée à une niveau supportable, ne se transformant en douleur que lorsque je tousse ou me racle la gorge.

Seconde nuit

Ma seconde nuit a été bien douce et bien pleine. Ce matin un petit voile de neige teinte la lueur du petit jour qui éclaire doucement mon petit déjeuner. J'ai dormi d'une seule traite jusqu'au delà de 7h30. Je n'ai pris hier soir, vers 19 heures au moment du repas, que la prescription normale de Bi-Profenid et d'Efferalgan, et rien de plus avant de me coucher vers 23 heures.

Deuxième jours après l'intervention

Aujourd'hui dimanche

A part le fait que j'ai une tendance à me pencher légèrement en avant, plus par crainte que par douleur, rien ne me met en situation de montrer que je ressens les effets de l'intervention de vendredi. Bien entendu je veille à ne faire aucun effort et à ne soulever aucune charge. En fin de journée, après une petite marche en ville, comme tous les dimanches soirs, j'ai pu prendre mon tour de repassage; aujourd'hui en regardant une finale de hand-ball. Aucune hésitation. J'irai travailler demain.

Troisième jour après l'intervention

La reprise

Comme prévu, j'ai repris le travail ce matin. Aucune difficulté, juste un peu de prudence : adopter une marche à vitesse modérée (totalement justifiée ce matin par l'état verglacé des trottoirs), et privilégier l'ascenseur pour monter et descendre plus d'un étage. Avec un arrêt de travail initial de quelque jours, j'ai préféré faire autoriser ma reprise par le médecin de prévention. Ce qu'il a immédiatement accepté compte tenu que mon poste de travail ne nécessite aucune capacité physique particulière.

L'auteur de ces lignes remercie les infirmières, les aides soignantes, les brancardiers anonymes, et bien sûr les médecins.